Le tour du théhâtre en 80 minutes

Le tour du théâtre en 80 minutes

Affiche Le tour du théâtre en 80 minutes

De et avec Christophe BARBIER
Librement inspiré du Dictionnaire amoureux du Théâtre (Plon éditions)
Sous le regard de Charlotte RONDELEZ

Seul en scène

 

Le Pitch

Que se passe-t-il dans la tête d’un comédien, du maquillage aux rappels, en passant par les trois coups, l’entrée en scène, les grandes tirades et... le trou de mémoire ? Quels émois, quelles réflexions accompagnent l’acteur dans cette aventure inconséquente qui s’appelle « jouer » ?

À partir des définitions contenues dans son Dictionnaire amoureux du Théâtre (Plon), et d’une trentaine d’années de pratique du théâtre, Christophe Barbier tente de répondre à ces questions, en s’appuyant sur des extraits de grandes pièces qui parlent de l’art dramatique : L’Impromptu de Versailles de Molière, L’Illusion comique de Corneille, L’Échange de Claudel, Kean de Dumas, Cyrano de Bergerac, Hernani, Roméo et Juliette, Macbeth… On croise aussi les plus inspirés des théoriciens du théâtre : Louis Jouvet, Laurent Terzieff, Antonin Artaud… Mais aussi Guitry ou encore Mademoiselle Mars.

Dans une seconde partie, il décrit le trio infernal et prodigieux composé depuis deux mille cinq cents ans par le théâtre, la politique et la religion, pour forger ce qui s’appelle la civilisation. L’excommunication des comédiens, les plaisirs du Roi, la fièvre révolutionnaire, le rayonnement de l’Empire, la promotion de la République… Prélats, princes et saltimbanques ont des destins entremêlés, inséparables autour des feux du pouvoir, toujours rivaux pour obtenir les faveurs du peuple.

Quatre-vingts minutes pour comprendre qu’entrer en scène n’est pas une question de vie ou de mort : c’est beaucoup plus important

 

Le contexte

Du dictionnaire aux planches

Le Tour du Théâtre en 80 minutes est né de la rédaction du Dictionnaire amoureux du Théâtre, que j’ai publié chez Plon en 2015. Plutôt que d’en tirer de fastidieuses conférences, j’ai préféré construire à partir de ces mille deux cents pages un spectacle, un périple, à la fois voyage au fil d’une représentation et épopée de l’art dramatique. Au Festival d’Avignon 2017, le texte a pris sa forme définitive, avant d’être mis en scène par Charlotte Rondelez pour le Théâtre de Poche-Montparnasse. En guise de préface au Dictionnaire amoureux du Théâtre, j’écrivais ceci :

« Comme viola et Sébastien, les faux jumeaux de La Nuit des rois, politique et théâtre se ressemblent sans se confondre. Le pouvoir a ses propres décors et dramaturgie ; sa distribution mélange les héros et les traîtres, les confidents et les valets. De son côté, la scène se nourrit des querelles de l’Histoire, elle porte sur ses planches les silhouettes glorieuses et sanglantes que lui offre l’épopée humaine. Quel beau pas de deux dansent depuis deux mille cinq cents ans la politique et le théâtre ! Antigone défie les lois du pouvoir, et Sophocle, jusqu’à nous, porte sa plainte. Sans la lutte pour le trône, la moitié de l’œuvre de Shakespeare s’évanouit – et le reste est silence. Le Mariage de Figaro est le prélude de la Révolution française ; Hernani, celui des Trois Glorieuses de Juillet. Le théâtre donne, à la politique, l’éternité ; la politique offre, au théâtre, l’incandescence. Sans théâtre, la politique est vaine ; sans politique, le théâtre est court.

La politique est mon métier - avec toute la distance du journalisme ; le théâtre est ma passion - avec toute l’humilité de l’amoureux. Écrire le Dictionnaire amoureux du Théâtre, ce fut comme voguer sur un fleuve de bonheurs mêlés : celui d’inscrire et de biffer, celui de raviver ses souvenirs les plus anciens, de revivre des milliers de soirées, de réveiller d’émouvants fantômes. Le bonheur d’affronter des géants nommés Eschyle, Corneille, Calderon, Racine, Marivaux, Hugo, Beaumarchais, Tchekhov, Feydeau, Guitry, Beckett... Le bonheur de distinguer une troupe oubliée ou une comédienne inconnue, parce qu’elles m’ont ému jadis ; de régler quelques comptes et de rédiger quelques déclarations d’amour. Le bonheur, gratitude scripturale, de rendre un peu de plaisir à ces artistes qui m’en ont tant prodigué. Il y a, dans la rédaction du Dictionnaire amoureux du Théâtre, le vertige des mémoires, le délice de l’épistolaire et la tristesse du testament.

Je ne me souviens plus par quelle entrée j’ai pénétré dans ce long tunnel de papier, mais je sais que j’en suis sorti par la plus noble et la plus longue des occurrences : Molière. Si j’ai, très tôt dans ma tâche, choisi d’achever mon Dictionnaire par le plus grand nom du théâtre français, c’est parce que Jean-Baptiste Poquelin m’a accompagné tout du long, m’encourageant dans les aubes laborieuses et les nuits stériles, bougon quand je procrastinais, boudeur si je bâclais. Oui, chaque matin, Molière était là pour me dire : « Quoi de neuf ? ». Et c’est à lui, chaque soir, qu’il me semblait remettre ma copie. Errant et cahotant, telle la carriole de Molière, je me suis installé en des centaines de noms, comme elle dans les villes et les villages.

Il n’y a pas de mot « fin » dans un dictionnaire, aucun rideau ne tombe dans l’histoire du théâtre. Que résonnent les trois coups ! ils sont la preuve que mon cœur bat. »

 

Le comédien

Christophe Barbier

Christophe Barbier a toujours concilié ses deux passions, le théâtre et la politique. Le théâtre comme acteur, auteur et metteur en scène. La politique comme journaliste et éditorialiste. Né en 1967, il crée une première troupe, la Compagnie Yilderim, en Haute-Savoie, après avoir découvert la scène dans le cadre scolaire, en jouant le rôle-titre de Cyrano de Bergerac, en 1984, à 17 ans.

En 1990, il est engagé au journal Le Point, avant de gagner la rédaction d’Europe 1 puis, en 1996, celle de L’Express, dont il assure la direction de 2006 à 2016. Il assure aussi des interviews politiques et des éditoriaux sur i-télé, LCI puis BFM, et des interventions à C dans l’air, sur France 5.

Entré à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1987, il y dirige la troupe de théâtre des élèves, puis crée à sa sortie de l’ENS, en 1991, la troupe des anciens élèves, le Théâtre de l’Archicube, avec lequel, au total, il met en scène une soixantaine de spectacles. Il joue ainsi, entre autres, Molière (L’Impromptu de Versailles, L’Avare, George Dandin, Le Malade Imaginaire, Les Précieuses ridicules, Le Sicilien, Le Mariage forcé, Le Cocu imaginaire), Shakespeare (Macbeth, Peines d’amour perdues), Labiche (La Main leste, Brûlons Voltaire, Le Chapeau de paille d’Italie, Les Trente millions de Gladiator), Feydeau (Monsieur Chasse, Le Dindon, Le Bourgeon, Les Pavés de l’Ours), Courteline (La Paix chez soi, La Peur des coups, Les Mentons bleus, Monsieur Badin, La Voiture versée), Guitry (Faisons un rêve, Une paire de gifles, Les Desseins de la Providence, Un homme d’hier, une femme d’aujourd’hui, Une lettre bien tapée, Une vilaine femme brune, L’École du mensonge, On passe dans huit jours, Le Mot de Cambronne), Beaumarchais (Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro), Pirandello Ce soir, on improvise), Anouilh (Humulus le Muet, La Belle Vie, Épisode de la vie d’un auteur), Giraudoux (Amphitryon 38), Marivaux (Le Legs), Corneille (La Veuve), Goldoni (Les Rustres), Musset (Lorenzaccio) et des auteurs contemporains tels que Yasmina Reza (Art), Jean-Claude Brisville Le Souper), Gérald Sibleyras et Jean Dell (Un petit Jeu sans conséquence) ou René de Obaldia (Le Défunt, Le Grand Vizir, Poivre de Cayenne, Edouard et Agrippine).

Par ailleurs, outre des essais politiques, il écrit plusieurs pièces de théâtre, toutes représentées : La guerre de l’Elysée n’aura pas lieu (2002, Comédie Caumartin, Olympia, Théâtre Trévise), Une histoire de la Comédie-Française (2012, Comédie Française), Les Maths émoi (2013, Théâtre du Rond-Point), Le Tour du théâtre en 80 minutes (2017, Festival d’Avignon, Théâtre de Poche-Montparnasse). Il prépare le Cabaret Mai 68 pour le Théâtre de Poche Montparnasse.

 

Critiques de presse

il est assis, visage légèrement maquillé, cheveux bien tirés en arrière. Chemise blanche à larges manches bouffantes, jolie redingote jetée sur la chaise, pantalons courts. Un marquis lisant quelques livres. Et voici que tout commence. Le gentilhomme s’adresse à nous. Il est très savant, très cultivé, très vif. C’est Christophe Barbier, journaliste, éditorialiste, patron de presse et homme de théâtre. Il écrit des pièces et les joue. Il joue également des classiques. Il sait des milliers de vers, des fragments de roman. Il nous conduit à vive allure à travers l’histoire du théâtre. C’est savoureux. On sort de là ravi. Le comédien est excellent.
FIGAROSCOPE - Décembre 2017

Christophe Barbier fait un « Tour du théâtre en 80 minutes » avec éloquence et humour. Auteur, metteur en scène et comédien, Christophe Barbier connaît le théâtre de l’intérieur, du cœur et de la tête. S’appuyant sur son Dictionnaire amoureux du théâtre, le journaliste offre, au Théâtre de Poche-Montparnasse, un « seul en scène » brillant et tourbillonnant, pour toute la famille. Il sait raconter des histoires, cette rencontre unique entre un texte, des comédiens et le public. Il prolonge le propos sur le rapport entre théâtre, politique et religion A débattre ensuite en famille. Une pièce qui devrait être obligatoire pour réviser efficacement le bac de français.
FAMILLE CHRÉTIENNE – Janvier 2018

Si l’on connaît évidemment l’homme à l’écharpe rouge journaliste, éditorialiste, on connaît en revanche beaucoup moins le Barbier comédien. C’est un tort. Durant quarante-cinq minutes, celui qui joua à l’âge de dix-sept ans Cyrano dans son lycée, en Haute-Savoie, celui-là va littéralement subjuguer le public, à raconter ce que vit un comédien, ce qu’il endure, ce qui se passe dans sa tête. C’est un bien beau moment de théâtre, et de théâtre dans le théâtre que Mr Barbier nous propose. Un homme nous parle de sa passion et sait nous la faire partager. Les gens passionnés sont de plus en plus rares. Il faut en profiter.
DELACOURAUJARDIN – Décembre 2017

Le journaliste à l’écharpe rouge a deux passions dans la vie la politique et le théâtre. La première, il la commente chaque matin sur l’antenne de BFM Tv. Il exerce ensuite la seconde sur les planches du Théâtre de Poche Montparnasse dans la pièce Le Tour du théâtre en 80 minutes, dont il est également l’auteur. En connaisseur, s’il apprécie Molière et Shakespeare, il a forcément un petit faible pour Beaumarchais et son Barbier de Séville.
ICI PARIS – Novembre 2017

 

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